Discipline de plein air, olympique depuis 2008, le swimrun a été codifié en Suède en 2006. Il s’agissait à l’origine d’une épreuve sportive amicale, un trajet entre deux îles au large de la ville de Stockholm.

Un sport en pleine nature

La première course de swimrun a été nommée « ö till ö » (du suédois « île en île ») et s’est déroulée dans un esprit de raid sportif. Deux équipes seulement sur les onze engagées avaient réussi à relever le défi dans les délais imposés. Popularisé par ses créateurs suédois Michael Lemmel et Mats Skotts, le swimrun est désormais un sport mondialisé, de l’Europe à l’Océanie en passant par l’Amérique du Nord. Il se pratique en général par équipes de deux mais parfois en solo, au bon vouloir des organisateurs. Courir seul s’avère possible lorsque le kilométrage de « running » n’est pas trop important, tel un sprint. Nager en eau libre dans un lac, une rivière ou en mer est plutôt rafraîchissant ! Une combinaison en néoprène reste le meilleur moyen de ne pas subir l’inconfort d’une eau à dix degrés voire moins. Après une course qui a échauffé le corps, cette précaution contribue aussi à la sécurité des sportifs. Pour trouver votre propre combinaison ainsi que les autres accessoires utiles à votre pratique, cliquez ici.

Un équipement performant et léger

Le confort est la première vertu d’un bon matériel swimrun. Pour être à l’aise pendant les phases de course et de nage, une combinaison fine et souple est nécessaire. Ce vêtement de sport améliore la flottabilité des nageurs à condition de ne pas entraver leurs mouvements. Certains pratiquants aguerris du swimrun ont pris l’habitude de raccourcir les manches de leur combinaison au niveau des coudes. Pour les jambes, la longueur idéale est déjà prévue lors de la conception de cet équipement. La partie basse de la combinaison s’arrête aux genoux afin de ne pas irriter la peau par frottement ni gêner l’articulation. Cette demi-longueur favorise aussi une meilleure circulation sanguine. La souplesse du néoprène (un caoutchouc synthétique) est décisive pour rendre la combinaison agréable à porter, y compris en plein effort. Elle doit être bien élastique sur les hanches et sur les épaules. Ces dernières sont ainsi plus mobiles lorsqu’il faut nager. Le lycra ou élasthanne intégré à ce caoutchouc assure cette élasticité. Cette fibre augmente le confort de la combinaison et son esthétique.

S’équiper de pied en cap

Avec une bonne teneur en élasthanne, un ensemble conçu pour la natation et le running peut résister à un étirement de 600 % avant de « craquer ». Ce style de combinaison reprend très vite sa forme initiale et sèche beaucoup plus rapidement qu’un vêtement non « waterproof ». En compétition, le matériel swimrun obligatoire se limite à un sifflet, une montre GPS et un pansement compressif. Il est permis à chaque nageur d’opter pour de petites palmes. Les phases de running nécessitent des chaussures de sport aussi légères que souples comme celles qui sont prévues pour le trail. Il est conseillé de les porter avec des chaussettes en néoprène qui ont la capacité d’évacuer l’eau très rapidement, en quelques foulées à peine. Des lunettes spécifiques sont essentielles pour la natation. Il est préférable de choisir un modèle du style masque qui protège mieux du froid en couvrant bien le visage. Enfin, pour se réchauffer en sortant de l’eau, une fine couverture de survie s’avère souveraine en prévention du coup de froid qui perturbe la thermorégulation.